13.09.2009
Fragment XXXXXXXXVII
Lettre XVI
Pour toi Muse de Kaiss
Je te chéris femme !
En ce mois de septembre le temps s’effrite. La création bouillonne. Le corps est aux prises avec la parole. Les heures d’affliction s’éparpillent en petites notes de musique. Tordues et torturantes. Elles participent tant bien que mal à la belle œuvre depuis toujours attendue, espérée et convoitée. Tu ne peux savoir combien tu comptes pour moi. Toi. Ma plénitude. Je te chéris tant.
Je te chéris même si sous une autre apparence tu m’as enfouis sous terre. Je te chéris même si tu as piétiné mon sol. Là, avec ce nouveau visage, tu me fais l’effet d’un archéologue. Tes mots et tes interrogations O combien légitimes, me déterrent. Me dépoussièrent. Ton regard sur moi me remet à jour. Me met au jour. Ta tendresse et l’admiration que je lis à travers tes mots et ton regard m’arrachent des griffes du désarroi et de la lassitude. Tant ma douleur était intense.
Je veux te plaire. Encore et encore. Je voudrais t’impressionner. Donner le meilleur de ce que je suis. De ce que je pourrais être.
Je te chéris tant Femme ! Malheureux, à jamais, tout homme qui penserait exister sans toi, Femme ! Bénie sois-tu pour la splendeur dont ta présence illumine mon être meurtri. Mon être détruit depuis des années. La perfidie et l’ignominie ont eu raison de ma foi et de mes lois. Ta simplicité. Tes questions. Ton empirisme…Tous réunis ont fini par me réapprendre les balbutiements de la vie. Je suis à bonne école. Avec toi, je redécouvre le cri précurseur du mot « amour ». Tes leçons improvisées finiront par me faire prononcer ce mot dans toutes les langues. Même celles que je ne connais pas. Te dire encore et toujours : je te chéris tant Femme !
En lisant tes lettres je ferme les yeux. Je scrute l’écran de sous mes paupières. J’y vois un ciel étoilé. Une farandole de points lumineux. J’y retrouve mon sommeil d’enfant. Je te chéris parce que ta voix donne un autre goût à mes larmes. Tes interrogations me prouvent et me confirment dans mon existence. J’existe. Oui. Et tu y es pour beaucoup. J’ai une raison d’exister. Toi, Femme ! Voilà pourquoi je te chéris tant Femme ! Femme de mes rêves. Femme de mes souffrances. Femme de ma vie. Femme tout court. Muse de mes mots.
Rachid Daouani , Béni Mellal, le 11 Septembre 2009 , entre 3h et 5h du matin
02:36 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
tu souriais si tendrement. Le soleil descendait lentement à l´horizon.. boule de feu qui enflammait ton coeur, tu avais besoin de lui parler... dans la lettre que tu venais de lui écrire, là sur le précieux papier, tes plus belles émotions ... ton plus bel aveu !
Tu t´es levé et tu t´es dirigé lentement vers la fenêtre.
Ecrit par : claire de lune | 13.09.2009
Cette lettre est "la" résonance absolue...
Ta Muse est l’eau, les fleuves, les océans et les rivières, elle est ta force d’inspiration, elle est l'espace et le ciel, elle est un voyage dans l’espace, tu marches avec elle dans le ciel. Vous volez ensemble avec des écharpes d’arc-en-ciel dans vos sillages... Du Rachid Daouani magnifique, profond, humain. Merci...
Ecrit par : Véronique SAUGER | 14.09.2009
Bonsoir,
Je vous invite à la présentation de mon livre intitulé "Journal de garnison d'un soldat allemand à Romans, octobre 43-avril 44" à la Médiathèque Simone de Beauvoir de Romans. Rendez-vous le jeudi 24 septembre à partir de 18 h 30. Un verre de l'amitié sera offert à l'issue de la conférence au cours de laquelle Jean-Pierre Alliot lira des extraits de ce journal intime. Merci d'avance pour votre présence. Pascal Djemaa.
Ecrit par : Djemaa | 14.09.2009
Cher M. Rachid Daouani, mon Amie Véronique exprime bien mieux que je ne saurais le faire le ressenti à la lecture de votre nouvelle Lettre. Très fines métaphores entre "femme" et "femme", celle que l'on aime, et celles qui sont autour de nous ! Une chose vient m'interpeller, vous n'inscrivez pas à suivre cette fois, aussi, permettez moi d'exprimer mon souhait qu'il y ait encore des suites de ce genre.
Bien poétiquement à vous, cher Rachid Daouani.
Ecrit par : J-Loup JACOT | 15.09.2009
Tres cher J Loup Jacot...je vous remercie pour votre fidélité et vos précieux commentaires ...oui il y aura une suite...
Poetiquement votre
Ecrit par : daouani | 15.09.2009
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