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26/10/2012

En ce jour de L'Adha

Toutes les Terres d'exil se sont étiolées pour ne plus me contenir. Les frontières s'élargissent, gagnent du terrain pour me jeter encore et encore dans ma solitude. Seul subsiste l'écrit pour me nicher et me parer de ce froid qui enraidit les membres et le coeur. Pourtant je me rends à cette évidence : le Mézigue, mon double, mon frère me tiendra toujours compagnie jusqu'au bout ... sa voix scintille dans mon oreille.

En ce jour de l'Adha, au milieu de la fumée, du brouhaha et de l'odeur du sang qui accompagnent le fameux sacrifice, le Mézigue n'a plus mal à la vie, comète errante qui n'ose ou ne peut se fixer sur terre. Sa voix suit le sillon de la mienne. A travers elle je retrouve le visage de l'enfant que j'étais.  Par son truchement je me rends compte que le poème a fuit l'altitude prise par la parole. La muse, cette urne magique et hermétique, s'ouvre et se ferme sans que je puisse saisir le moindre soupçon de mots .   Homme de la fêlure où vais-je échouer ? ...

Rachid Daouani

Casablanca, Jour de L'Adha, vendredi 26 Octobre 2012

14:26 Écrit par danyrachid dans Prose et Poésie | Commentaires (0) | | | Digg! Digg |  Facebook

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