28.04.2009
FragmentXXXXXVI
A vivre à deux
Mon amour
Ma torpeur
Ma maladie
Ma vie
Ma mort
Ma souffrance
Mon remède
Mon entre-deux
Imagine!
Imagine
Que sur
Cette terre
Y a que
Nous deux
Serions-nous
Heureux?
Amoureux
Sans amis
Sans ennemis
Sans alliés
Sans complices
Sans médisants
sans jaloux?
Mon amour
Ma mie
Ma soeur
Ma confidente
Ma complice
Ma maitresse
Imagine!
Imagine
Que sur
cette terre
Y a que
Nous deux!
Le ciel
n'aurait pas
Le même
Bleu
Les étoiles
N'auront pas
Le même
Scintillement
Le désert
N'aura pas
La même
Couleur
Rien
Ne sera
Rien
Tout est
Rien
Nous deux
Serions-nous
Amoureux?
OU
Simples
Survivants
pétrifiés
Signes de
Bonnes
OU
Mauvaise
Augure
Qui sait?
Il ne faut
PAS
Penser
Ni à mal
Ni à bien
Faudrait-il
Penser
D'ailleurs?
Juste
Laisser
Faire
Laisser
Venir
Ce qui est
A venir
Rachid DAOUANI
Entre Casablanca et Marrakech, Le 27 Avril 2009
22:16 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Fragment XXXXXV
Casablanca, ma ville
mon arche volante!
la ville
me cerne
de toutes parts
les murs
les bruits
le temps
me courrent apres
me saisissent
m'entravent
me baillonnent
me jettent
dans la foule
ses bras
tentaculaires
morcellent
mon corps
ma tête
aqueuse
mi liquide
mi mots
ne pense
qu'à toi
toi! mon arche
mon arche
volante
presque
parfaite
mi oiseau
mi papillon
viens à moi
viens me
dé livrer
à toi
viens
te donner
à moi
viens
me prendre
dans
tes bras
viens que
je me
niche
en toi
tu es
mon abri
tu es ma
grotte
je veux
etre en
toi
sentir
tes creux
tes proéminences
sont faites
pour mes
raideurs
tes vals
et monts
sont mes
voies
ta peau
est mon
étoffe
saris
ou soies
tes dires
sont ma
musique
tes gestes
sont ma
danse
viens à moi
je suis
à toi
....
Rachid Daouani, Casablanca
le 23:24 Avril 2009
22:06 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19.04.2009
Fragment XXXXXIV
De
Ouarzazate à Casablanca
Au lever
Du soleil
J’étais
Dans les airs
Au dessus
Du désert
Au ciel
Dans ton
Nuage
Le papillon
M’accompagnait
Tes mots
Me berçaient
Ton doux
Sourire
Me dorlotait
Tes fins doigts
Me caressaient
D’âme à Ame
J’étais pinceau
Caressant
La toile
De nos
Rêves
Immaculée
D’âme à âme
Je me voyais
Ta plume
Me raturait
Ecriture
Je devins
Sur la page
D’ondée
Et
De rosée
Trempée
Une goutte
Me transforma
En une tache
Noirâtre
Eclatât en
Signes hybrides
Se précisant
En notes
De musique
Je fus
soudainement
Instrument
Entre tes mains
Partition devant
Tes yeux
Psalmodiant
Tes mélodies
L’instant
Était
Éphémère
L’instant
Etait
Eternel
Rêve
Réalité
Le papillon
Les mots
Sont là
L’écrit
Est là
Paroles
Du matin
Premier
Appel
À la
Prière
Des amants
Présents
Des amants
Absents
L’appel
En écho
S’entendait
Sur les douars
Les hameaux
D’Imilchil
À Zagora
De Tiznit
à Tafraout
des Gorges
Aux M’ Hamids
De Ceuta
A Mogador
L’appel
Se précise
Sur les
Cimes de l'Atlas
Et
Des dunes
Je t'écrivais
Et
Du sable
Je t'esquissais
Dans les airs
Je te voyais
Papillon
Ou oiseau
Les battements
De tes ailes
Posaient
De doux
Baisers
Sur
Mes lèvres
Suspendues
Entre
Ton souffle
Et tes mots
Qui aspirent
Mes maux
Me disent
Le mot
Manquant
Le mot clé
De mon
Retour
Le mot
De me
Retrouver
En toi
.......
Rachid Daouani, Entre ciel et terre…mots conçus dans les airs…couchés à Casablanca, le 18 Avril 2009
15:13 Ecrit par danyrachid | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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18.04.2009
Fragment XXXXXIII
Splendide parchemin!
Ma mie !
J'avoue
Mon aphonie
La vacuité
De mon
Lexique
L’inutilité
De ma
Grammaire
L’inertie
De mon
Verbe
Devant
La splendeur
De ton
Parchemin
Ma mie !
Quand
Je vois
Les lettres
De noblesse
De ton livre
Quelle serait
La rhétorique
Devant tant
De savoir
Tes assises
Sont celles
De l'univers
J’aimerais
Que
Ton anneau
Perle rare
Des dunes
S’ouvre
S’élargisse
Pour que
Membre
Je devienne
Et
Pouvoir
Tremper
Ma plume
Dans ton
Encrier
M’imprégner
De tant
De science
Éjecter
Mon encre
Écrire
Ou même
Juste
Signer
Mon passage
Divin
Anneau !
Seigneur des
Anneaux !
Ouvre-toi !
À moi
Que je puisse
Lire
Entre
Tes pages
La reliure
Fin fil
De soie
M’ouvrira
Les portes
Du paradis
Sur
Le sable
Tu incrustes
Ta présence
Je la
Suis
Pas
A pas
Mon regard
S’en délecte
Mes sens
S’aiguisent
Sans
Contre sens
Je retrouve
Mon
Essence
Je révise
Mon savoir
Devant
Tant de
science
Rachid Daouani, Ouarzazate, le 16 Avril 2009
15:35 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Fragment XXXXXII
Mon ombre…mon double
Mon ombre
Mon double
Sur
La dune
Je me
Fragmente
L’étendue
M’absorbe
Me dénude
Parle
De moi
Me parle
J'y prête
L’oreille
Essaie de
Discerner
Le murmure
Du silence
Appréhender
Un soupçon
De pré-parole
Le balbutiement
De l'âme
Sans vague
Ni lame
M’imprégner
De l'univers
Premier
Sur
La dune
Je me retire
De la terre
Mes larmes
Eau d’origine
M’accrochent
Au ciel
Mes yeux
Embrassent
Les étoiles
Je fends
Les airs
Je fonds
Dans
Le vide
Vacuité
Plénitude
Je cherche
Mon double
Qui me
Fait défaut
L’ombre
Sur le sable
Capricieuse
Se propulse
Dans
Les cieux
De Zagora
Mon ombre
Mon double
M’intrigue
Me taquine
Me devance
Me lamine
Me nargue
Je cesse
D’écrire
Il saute
Sur la page
Blanche
Me pousse
A scribouiller
Je cesse
D’aimer
De peur
De souffrir
Il me fait
Briller
Les vertus
De l’amour
Je veux
Dormir
Il me réveille
En milieux
De nuit
Sur la dune
Touchant
Le sable
Doux
Rouge
Crépuscule
Il me fait
Briller
Ton sourire
Miroiter
Tes mots
Doux
Esquisser
Ton corps
Briller
Ta nuque
Satinée
Le flanc
Evanescent
Me trempe
De ton eau
M’enivre
De ton nectar
Me psalmodie
Tes murmures
Tes gémissements
En une
Divine
Mélodie
Mi ange
Mi démon
Mon ombre
Mon double
Me rejoint
Réintègre
Son réceptacle
Me fait voir
La raison
Je suis
Le mâle
De la
Déraison
Toi
FEMME !
Mon destin
Ma fatalité
Dieu
T’a créée
Moi
Je suis né
Pour
T’aimer
Fils
Du désert
Troubadour
Des temps
Modernes
Poète
Des lignes
De fuite
Ma quête
Est infinie
D’amour
En amour
J’irais
Jusqu’à la
Fin
De mes jours
Mes mots
Diront
Apres moi
Mes chants
D’amour
Rachid Daouani, Ouarzazate le 13 Avril 2009
15:32 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08.04.2009
Fragment XXXXI
Je ne cesserais de naitre
Rien ne
Va plus
L’enjeu
Est jeu
Entre
Je suis
Et
Je serais
Rien ne
Va plus
Les jeux
Sont faits
Je sais
Ce que
Je suis
Et ce
Que
Je serais
Ce que
J’ai
Toujours
Eté
Je serais
Moi
Ni plus
Ni moins
Dans ma
Course
Folle
Mon errance
Incessante
J’ai appris
Que mon
Essence
Est
Amour
J’ai su
Que
L’amour
Est
Ma vie
Le sable
Des dunes
Ralentit
Ma course
Le sable
M’apprend
Que je
Ne cesserais
De naitre
Je
Me fragmente
Rétrécis
M’étiole
M’effrite
M’infinis
En particules
Azurées
Fonds dans
Le sable
Acquiers
La légèreté
Du chaud
Air du désert
J’erre
De nouveau
Sans sens
Sans passé
Sans futur
Je renais
Ici et là bas
Ailleurs
En Andalucía
También
Bruxelles Liège
Paris Tunis
Alger Beyrouth
Québec Montevideo
Rome …
Partout
Überall
Por todas partes
dovunque
Sur toute
La terre
Mon âme
Fille de Babel
Parle
L’Amour
Sous les
Palmiers
De l’éden
D’antan
Cherche
La tienne
Toi
Ma sœur
Ma jumelle
Mon miroir
Viens à moi
Etains
Ce miroir
Fusionner
Les spectres
De nos
Corps
Le sable
Achèvera
L’œuvre
Je renais
Dans les eaux
De Draa
Particule
Fertile
Je me vais
Dans le
Courant
Désaltérant
Ma soif
De toi
Ta faim
De moi
En amont
En aval
Le désert
Nous accueillera
Amants heureux
Nos caresses
Sculpteront
Nos statues
Oeuvres
Eternellement
Ephémères
Nos gémissements
Seront
Des chants
D’amour
Qui berceront
La solitude
Des bergers
Nos éclats
De rire
Eclaireront
Les sentiers
Des marcheurs
Nocturnes
Ici et là bas
Je ne cesserai
De naitre
En toi
Tu ne cesseras
D’être
En moi
Rachid Daouani, Ouarzazate, la nuit du 7/8 Avril 2009
14:35 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.04.2009
Fragment XXXXX
Sur le sable…j’écrirais
De mes pas
J’écris
Mon corps
Sur le sable
Du désert
Sous son
Soleil
Mon ombre
Se profile
Tantôt
Grande
Tantôt
Petite
S’effrite
Me quitte
S’éparpille
Au gré
Du vent
Brise bise
Chergui
Mistral
Elle s’en va
En sifflotant
Là-bas
Où
Le ciel
Semble
Embrasser
L’horizon
S’esquisse
Une silhouette
Mon ombre
Va à
Sa rencontre
Se dessinent
Leur spectre
Debout
Face à face
S’enlacent
Ne font plus
Qu’un
Fusionnent
Brillent
Une surface
D’eau
Le mirage
Titube
Se plie
Et s’évapore
En une
Farandole
D’étincelles
En une
Boule de feu
Se projette
Dans une
Fulgurance
Devant
Mes yeux
Esquisse
Ton âme
Pétrifié
De peur
De joie
Je regarde
De haut
En bas
Je me gave
De ton
Regard
Tu es là
Devant moi
En moi
Mon ombre
Est devant
Mes pieds
Tu es
Ma vacuité
Tu es
Ma plénitude
Tu es
Mon spectre
Lumineux
Tu es
Ma muse
De mon verbe
De mon corps
J’écrirais
Sur le sable
L’histoire
De notre
Amour
Le vent
Bise brise
Chergui mistral
Déplacera
Mon écriture
Au gré des
Dunes
En voix
Echos
Que les
Troubadours
Chanteront
Au nord
Les caravaniers
Au sud
De Zagora
A Tombouctou
Psalmodieront
Aux confins
Du sahel
Cymbales
Et crotales
Donneront
Le rythme
Mystique
Ou
Soufi
A notre
Transe
…..
Rachid Daouani, Ouarzazate, le 6 Avril 2009
01:01 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03.04.2009
Fragment XXXXIX
« C’est mon roman à venir »
a-t-elle dit
Je suis mort
Je suis vivant
Je suis un mâle
Libre de son mal
Elle m a donné
La clé de
Mon mal
Elle m’a offert
Le remède
Dans le mal
L’écriture
L’arme à
Double tranchant
« C’est mon roman
A venir »
a-t-elle dit
Elle y décrit
Les détails
De sa passion
Elle y décrit
Les détails
De mon absence
De mon exclusion
Elle excelle
À dire
À crier
Son envie
De lui
Ses désirs
Pour lui
Un chef d’œuvre
De sentiments
Torrides
Un chef d’œuvre
D’ébats
Et de beaux
Sentiments
« C’est mon roman
A venir »
a-t-elle dit
Le long de
La description
Je voyais défiler
Quinze ans
D’images
De partage
La première
Était devant
Un roman
Tient le hasard
Fait bien
Les choses
Rencontre
Séparation
Devant un
Roman
Passé
À venir
Oui
« C’est mon roman
A venir
a-t-elle dit
Au fil
Des pages
Je voyais
Défiler
Le partage
De construction
De sable
Puisque
Érodées
Minées
D’illusions
Et de déceptions
Il a suffit
De trois minutes
Fulgurantes
Éternelles
De lecture
Pour que
Tout s’écroule
Sur
Ma tête
Je relus
Avec
Autant de
Fulgurance
Ma mise
À mort
Ma mise
En abime
L’exclusion
Du jardin
L’extradition
Du cercle
Voilà Bernadette
Pourquoi
J’erre
Sans domicile
Fixe
Sans identité
Aucune
J’erre dans
Mes pensées
Je végète dans
Ma mort
En attendant
La vie
Je fuirais
Ailleurs
Je demanderais
Asile
Au pays
Des écorchés
vifs
Peut- être
Mon âme
Meurtrie
Trouvera
Le repos
Trouvera
Son âme
Sœur
Je me lamente
De la trahison
« C’est mon roman
A venir »
a-t-elle dit
Ne m’en veuillez pas !
Écorché vif
Je dis
Mon mal
Je rime
Mon désarroi
Ne m’en veuillez pas !
Je suis mis
À mal
Je suis mis
À mort
Pourrais- je
Espérer en vous ?
A.B.C.D.E.G.H
I.J.K.L.M.N.S.T
V.W.X.Y.Z
Pourriez- vous
Me garantir
Un meilleur sort ?
Pourriez-vous
Ne pas me causer
De tort ?
M’aimer toujours
Et encore ?
Drôle de question….
Ne m’en veuillez pas trop
Je divague
J’erre
Dans mes mots
J’erre dans
Mes pensées
Je saurais
Comme ca
Ecrire aussi
Mon roman
A venir
Rachid Daouani
Le 3 Avril 2009
PS : je renvois aussi à mes deux premiers poèmes qui figurent sur mon blog
http://daouanirachid.hautetfort.com
20:02 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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