30.06.2009
Fragment XXXXXXXIX(version française/version arabe)
L’ange de la Princesse est passé
Je suis de retour
Le jour de la grande déchirure
S’annonça crûment
Venu le temps
De la solitude
Je prends la liberté
Pour compagne
Homme fort dites-vous ?
Admettons !
Les rimes ne me laissent
Pas de répit
Ma faiblesse énorme
Les mots du fameux
Roman me transpercent
Chaque nuit
De leurs dards
Des blessures
Gicle
L’encre rouge
De la perfidie
Morphée déserte
Les lieux
Sans défense
Je m’arme
Le Qalam
Epée
La page blanche
Un bouclier
Farouches !
Les assaillants
Lourdement harnachés
Me harcèlent
Me subjuguent
Reviennent à la charge
Homme fort dites-vous ?
Admettons !
Cette nuit un ange
Princesse Méditerranéenne
Phénicienne
Peut être arménienne
Allez le savoir
Pria pour moi
Me fit savoir
Qui j’étais
Ardent! Je me nomme
Je me consume
À redessiner
Par les mots
Le baiser
Des lèvres nouvelles
La caresse utopie
Rachid Daouani, Casablanca, le 29 /30 Juin 2009
ملاك الأميرة مرَّ من هنا
هذه عودتي
يوم دمعة كبيرة
تبدو صارخة
جاء زمن العزلة
أنسجم و الحرية
رجل قوي قلتم؟
فليكن!
القوافي لا تترك
أي مجال
هائل ضعفي
بزتاناتها
تخترقني
كلمات الرواية
الشهيرة
من الجراح الغائرة
ينبع حبر
الغدر الأحمر
القشيعة
هجرت الأماكن
أعزل أنا
القلم سيف
الصفحة العذراء
درع
همجيون المهاجمون!
ثقيلة أسلحتهم
يتحرشون بي
يُخضعونني
يعاودون الكرّة
رجل قوي قلتم؟
فليكن!
تلك الليلة
زارني ملاك
الأميرة
متوسطية
فنيقية
رُبما أرمينية
لا يهُمّ
صلَّى
من أجلي
عرَّفني
من أكون
الآِبدُ!
هكذا ألقَّبُ
أحترقُ لإبداع
قُبلة
المَبْسَم الجديد
العناق
من دون جسد
رشيد دواني ، الدارالبيضاء 29/30 يونيو 2009
12:48 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28.06.2009
Fragment XXXXXXXVIII
Lettre X
Laisse-moi te dire le manque…depuis…
La vacuité s’est installée depuis…
J’essaie de reprendre possession de ma vie où rien n’a changé, où rien n’est plus comme avant. C’est toujours la même sensation même quand je vais dans les lieux familiers ou quand je touche les objets familiers. Je me dis à qoui mène tout cela ? Le vin n’a plus ce même effet qu’il avait sur moi depuis…
J’erre et végète dans ma tête trouée depuis que le ciel s’est écroulé sur elle. Les idées vont et viennent. Circulent au gré de leur pérégrination. Ballotées par une sorte de courant d’air qui envahit mon être depuis…
C’est vrai que je suis rompu des coups qui m’ont été assénés depuis…
Je suis dans une sorte d’errance depuis…
J’erre dans l’écriture et le hasard a voulu que je me retrouve pris au piège de la toile. Des milliers de gens sont pris au même piège de cette immense et inexorable solitude. J’y ai fait la connaissance de gens merveilleux hommes et femmes. D’autres sont amères, très atteints par le syndrome de « La solituderite ». Les symptômes sont spécifiques à chaque personne…
Je disais donc que je me suis retrouvé à errer, peut-être à la recherche d’une voix, d’une oreille pour conjurer le vide et le froid intérieurs. Retrouver mon ombre qui m’a quitté depuis…
Là dans cette errance même à travers l’écriture je me retrouve en et dans le manque. Il me manque les mots. C’est une sensation pas du tout nouvelle. Elle est sans cesse renouvelée depuis…
Je me sens dans une incapacité sans relâche à guetter. Je me révulse à ce manque insistant des mots. Depuis un certain temps je pense que les mots pour le dire n’existent pas. Le très-haut en modelant sa petite créature et en mesurant son désarroi et son effroi n’as pas, par omission ou inadvertance, donné naissance à ces mots-là.
Il me manque tous les attributs pour dire mon humanité depuis…
Je me sens exsangue. Mon sang est devenu encre de gribouillage. Une encre transparente qui, finalement, ne laisse rien transparaitre sur ma page noire. La compagnie insistante de Bacchus n’a pu rien faire pour rendre mon sang plus opaque. Mon cœur est fatigué depuis…
Le liquide divin n’a pu redonner aucune force pour épaissir mon sang et reluire mon cœur. Je ne suis qu’une pâle reproduction de mes fiers et altiers ancêtres.
Ma carcasse n’est plus qu’un piètre réceptacle depuis…
Il me manque une solide charpente pour soutenir le poids O combien pesant de tout ce qui me traverse et me transperce. Ma teneur et ma consistance n’ont plus lieu et une incommensurable transparence m’envahit depuis…
Je ne me vois plus en reflet dans les miroirs. Hors-là. Il me manque aussi mon âme. Elle est sur ce fil de verre. Funambule téméraire, légère, aérienne…très fragile depuis…
Le moindre souffle la fait pivoter, tressaillir, sursauter au risque de tomber du fil de verre de manière vertigineuse et interminable.
Il me manque tout depuis…
Je dois me taire. Je n’ai pas les mots pour le dire. Tous les manques sont là.
Il me manque surtout « Moi ». Je ne le vis plus. Je ne le sens plus. Je ne reconnais mon plus « Moi ». Il me manque sa voix. Il me manque son œil. Il me manque son cœur. Il me manque son oreille. Il me manque depuis…
Tout me manque. Donc, je ne suis plus. Donc tout est finit. Donc tout est bien. Je ferme tout. Je range mon Qalam pour arrêter « Al Kalam ». L’oubli. Oui, il me reste l’oubli. Me mettre en silence. J’ai besoin de vivre ma souffrance de tous ces manques.
Rachid Daouani
Casablanca le 28 Juin 2009 entre trois heures et cinq heures
14:50 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.06.2009
Fragment XXXXXXXVII
في غفلة
من المُتن
التي آثرت
السقوط الشهير
كلماتنا
التي نُسبح بها
أمام رَحَبة
هيكل اللاهوت
الحسود
و على رؤوس شفاهنا
تأخذ الكينونة
أسمى معانيها
عند مَحارِبنا
المِضيافة
كنا و سنبقى
البَردي و المداد
بأجسادنا
نكتب النص النسيء
سهواً
تجاوزاً
فثارا
أو انتقاما
هل تعلمون؟
صرخاتنا
آهاتنا
نداءاتنا
ستكون قولنا
المهيب
شغلنا المقدس
آدم و حواء
إسلي و تسليت
عبلة و عنتر
روميو و جولييت
و الآخرون كثر
عشاق تعساء
عشاق سعداء
سيكونون صُحباء
مستقبلنا
سيهللون
للمثل الكامل
المُكتمل
للنبوءة
غير المُنتظرة
"بورخيس"
"الخطيبي"
سيعلنون مجيء
النورة المخبوءة
سننظم القصيدة
دُنيوية أو مقدسة
فليكن!
برشيحنا
بعصارتنا
مُملحة مُحلاة
يكون المداد
الزائل الأبدي
الذي به نكتب
قصيدتنا
نعاود الكرة
دوما أبدا
قصيدتنا
ستُغنى في
كل اللغات
على جميع الإيقاعات
صالصا
تانغو
كناوة
سوف تُرقص
من سيفوز
الأعلى أو الأسفل
هل تعلمون؟
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
Rachid Daouani
Sacré texte profane !
« Suite »
A l’insu des
Textes
Relatant
La fameuse
Chute
Nos mots
Egrenés
Au parvis
De la Divinité
Envieuse
Au bout
De nos diaphanes
Lèvres
Le verbe être
Prend ses
Lettres de
Noblesse
A nos autels
Accueillants
Nous en sommes
Et serons
Le papyrus
Et l’encre
De nos corps
Nous écrirons
Le texte
Qui n’a pas
Eu lieu
Là- haut
Le texte
Omis par
Inadvertance
Nonchalance
Ou vengeance !
Allez le savoir !
Nos cris
Nos gémissements
Nos appels
Seront
La parole
Sacrée
De la divine
Besogne
Eve et Adam
Issli et Tisslit
Samson et Dalila
Et autres
Amants
Heureux
Ou
Malheureux
Seront
Nos futurs
Compagnons
Et apôtres
Ils jubileront
De voir
La parabole
Parfaite
De la prophétie
Inattendue
Borges
Et le prophète
Voilé
Nommeront
La rose cachée
Se dire
En poème
Profane
Sacré
Advienne que
Pourra !
Du poème
Nos sueurs
Nos sucs
Salés
Sucrés
Nos arômes
Seront
L’encre
Ephémère
Et éternelle
Répétée
Toujours
Et encore
Dans toutes
Les langues
Nous serons
Chantés
Sur tous
Les rythmes
Salsa, tango
Gnawi
Nous serons
Dansés
Entre
Là-haut
Et
Ici bas
Qui
Triomphera
Le savez-vous ?
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
Rachid Daouani
19:54 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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23.06.2009
Fragment XXXXXXXVI
من ذِكْرِ حبي لك يا امرأة !
من حبي لك
يا امرأة
أحسنتِ الحسم
تبقّى لي
دُقَّاق ذكرى
زبد موج
من أُقيانوسي
النابض
آخر آهات
عناق آبقٍ
من حبي لك
يا امرأة
أحسنتِ الهزم
تبقّى لي
تعثر سفاد
انتهى غير
مكتمل
مذاق قُبلة
حرّيف
مِراء نظرة
فاحصة
متشككة
صمت كلمة
ساخرة
من حبي لك
يا امرأة
أحسنتِ
الهدم
تبقّى لي
رغبة زُعاق
في استبعادٍ
بدّلتُ به إيماني
شبح غدٍ
لا هوية
و لا استقرار
حامز سيجارة
بعد طول صيام
ثمالة كأس
نديمة
! من ذِكْرِ حبي لك يا امرأة
أحسنتِ
القتل
تبقّت كلماتي
أراودها
لتنساب في بلعوم
الرملية
أُمني النفس
بحُب لا ريب فيه
آتٍ
رشيد دواني
الدار البيضاء 23 يونيو 2009
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
Que me reste-t-il de t’avoir aimée ?
Que me reste-t-il
De t’avoir aimée ?
Des bribes
De souvenances
L’écume d’une lame
De mon océan tari
Un ultime ahanement
D’une étreinte fugitive
Que me reste-t-il
De t’avoir aimée ?
L’incertitude d’un coït
Achevé dans l’inachèvement
Le gout d’un baiser
Au piment oiseau
Le soupçon
D’un regard
Inquisiteur
Le silence d’une parole
Moqueuse
Que me reste-t-il
De t’avoir aimée ?
L’amer désir de cette
Exclusion dont
J’ai fait ma foi
Le spectre d’un à venir
Incertain
L’âcre d’une cigarette
Grillée
A jeun
L’ivresse d’un verre
De bonne compagnie
Que me reste-t-il
De t’avoir aimée ?
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
16:05 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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21.06.2009
Fragment XXXXXXXV
ألاقيه
لأحيا من جديد
لن أتفوه بما يقول الحب
لن أقول اختيار الحب
لن أترك الأشياء تذهب
لن أنصاع بعد الآن
بصمت الكلمات
أتحدث عن النسي
أنصاع للموت
ألاقيه
لأحيا من جديد
أعطي الحظ للتجديد
سأبكي ما يكفي
سأعثر على دواء
الدَّاء
سأنطفئ في عذابات
الآخر
سأسبر أغوار
اللاوعي
لحياة أخرى
أصرخ
أتركها تنساب في
بلعوم الرملية
لأتمكن من الإنتهاء
من اللاموجود
دائماً
لن يكون إلا مع
مكمون المكنون
أرى الصبح يبزغ
في الطرف الآخر
هناك
حيث لا يسع النظر
هناك
سألعب ورق الزمن
الذي يلعب بنا
سأملؤ تجوفات
رمل الشاطئى
عند الجزر
لن أغذي السمك الشره
الذي يتبول
في البحر
سأنتهي
أنهي
أنهي
أنهي
عجرفة الشراع
في الأفق
فصاعداً لا دائرية
لعجرفة الشراع
سوى دائرية اليابسة
التي تدور حول العدم
التي تدور في دوامة العتم
سأسبر أعماق الحق
سأبكي أمشاج اللعبي
أرحل و في
القلب حسرة
سأعطي للزمن
الزمن الكافي
و للمكان
حتى يثمل
من حبه
و ينام ملئ
جفنيه
Rachid Daouani
Casablanca Juin 2009
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
Je m’offrirais à la mort
Pour renaitre de nouveau
Non !
Les dires d’amour
Je ne proférerais plus
Les choix d’amour
Je ne dirais plus
Je laisserais aller
Je laisserais faire
Je laisserais venir
Non !
D’ores et déjà
Plus de résignation
Le silence des mots
Parlerait de l’indicible
Je m’offrirais à la mort
Pour renaitre de nouveau
J’irais à sa rencontre
Je donnerais la chance
Au renouveau
Non !
Je pleurerais suffisamment
Ce qu’il faut
Pour en finir
Euréka !
Le remède au mal
Le remède dans le mal
J’ai trouvé !
Je me noierais
Dans les souffrances
De l’autre
Je sonderais les profondeurs
Du Moi
Je crierais pour
Une vie
Autre
Une vie
Nouvelle
Une vie
En dehors du temps
Elle suivra
Les lignes de fuite
Pour en finir
Finir toujours
A jamais
Avec l’impossible
Qui ne peut être
Qu’avec l’essence
De l’autre
Oui !
Pour que se profile
L’aube
De l’autre côté
A l’horizon là
Où le regard
Est insuffisant
Oui !
Je jouerais du hasard
Qui se joue de nous
Je parierais mon destin
Contre tous les possibles
Je remplirais les béances
Des rochers
Les creux de l’eau
Dans le sable
Je vais en finir
Oui finir
Toujours
Finir à jamais
Avec l’arrogance
Du soleil à l’horizon
D’ores et déjà
Je me conjugue à
L’irrégulier
Que le présent
Plus de futur !
Plus de présent !
Que les lignes de fuite
Plus de circularité
Sauf celle de la terre
Qui tourne autour
De l’abime
Je draguerais
Les fonds du poète
Je parlerais à Neruda
Je pleurerais les mutants
De Laabi
Je m’en irais
Le coeur gros
Je donnerais au temps
Le temps suffisant
Pour qu’il s’enivre
De son amour
Pour qu’il s’enivre
De sa mort
Oui !
Je suis le phœnix
De l’espoir
Je ne capitule
Jamais
Je vais jusqu’au bout
Rachid Daouani
Casablanca Juin 2009
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
15:39 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Fragment XXXXXXXIV
lettre X à R.D
A toi mon ombre...pour ne pas oublier...pour que l'amnésie n'ait pas raison de toi...je te remets en mémoire ceci:
2003
Les temps sont au bi-mol. Année fatidique et fatale. Une gestation de je ne sais quel à venir augure par un vague à l’âme et une tristesse inhabituels. L’ange se transforma en démon. Les jours d’affliction commencèrent tant bien que mal à avoir raison de ma foi et de mes lois. L’autre mi-ange, mi-démon prit soin de taire ses desseins.
Excommunié de cette vie à deux, j’assiste, impuissant dans une sorte de résignation stoïque, aux affres de l’exclusion. Un ravissement fulgurant me subjuguait dans sa répétition…
Les épisodes se relaient avec la même hallucinante scène…l’exclusion…la présence d’un relai autre que moi…que je ne vois pas...que je ne connais pas…que je ne sais pas…une présence est là mais sans nom, sans consistance matérielle aucune…mais je la sentais …
Les affres et les angoisses continuelles finirent par avoir raison de ma création… plus d’envie d’être…plus de place pour rien…rien…le vide…la page est vide…La scène est vide…la vacuité et la nudité envahissent tout mon être…plus rien sauf les pérégrinations oiseuses et oisives entretenues par la compagnie de Bacchus…
Depuis lors, sa fidélité me déconcerte, me dérange, m’envahit, me mine, me garde dans une sorte d’euphorie bienfaisante et pernicieuse.
2003, année de mes quarante ans
Année des grandes questions…passage normal avec tous ses aléas, certes, mais…quarante avec la présence de quelqu’un, la tierce personne qui, sans le savoir, est devenue mon double. Mon double presque parfait. A chaque saison il prend un visage, une allure, une teneur et une consistance autres. C’est moi et ce n’est pas moi à la fois. Un double rebelle, envahissant. Il met sa main sur l’épaule qui m’a tout le temps servi d’appui. Une voix qui répond à ma place aux discussions engagées. Un double perfide qui s’immisce dans mes affaires intestines.
Qui suis-je au fait. Que suis-je ?
Un géniteur qui a fini son rôle de procréation ? Un gardien du temple tribal pour assurer les besognes organiques ? Ou un fantoche de roi pour assurer la pérennité d’un règne au trône duquel il n’a aucun droit de regard ? Qui suis-je ? Que suis-je ?
Je sentais les choses venir…
Novembre 2008
Date décisive de la matérialisation de mon double ; Il a un visage. Il a un nom. Un corps. Une parole. Une présence. Il est. Je ne suis plus. Il se matérialisait. Je me désintégrais. Il prenait toute la place. Il envahissait à partir de l’épaule, qui me servait d’appui, pour envahir tout le corps, tout l’être de l’autre. L’autre se pavanait. Jubilait. L’homme nouveau est là. L’amour est là. Le grand amour est là. Mon double envahissait tout l’espace d’où j’ai été exclu. Au fait, il a été placé à mon insu en mars 2006.
Je sentais. Je voyais. Je lisais sa présence par la parole et par l’écrit, par les sous-entendus et par la langue perfide…
Novembre 2008
Mon double est là. Il m’est imposé bon gré malgré. Il était le nouveau Dieu, le nouvel homme, l’admirable, le pur, le beau, le sage, le savant, l’homme tant attendu. Je n’étais qu’un hors-d’œuvre, un jouet adaptable en attendant son avènement.
Novembre 2008
Date fatale. Date fatidique…elle a donné, malgré elle, une nouvelle fois vie à l’œuvre tant souhaitée, tant admirée.
J’aurais pu haïr toutes les femmes. Nul amoureux transi ou pas n’est à l’abri de la haine. Mais à La FEMME dirais-je à travers mon œuvre, je te chérie FEMME !
Banni serait celui qui, par hérésie ou simple inadvertance, resterait sans foi en toi FEMME ! L’œuvre des œuvres, des fois comme le plus noble des vins tu tournes, de l’ange au démon, du nectar au vinaigre tu te dégrades, tu t’avilis à tes risques et périls. Tu te réduis en chatouillant des palais insensibles à tes vertus et à tes arômes. Alors que les nobles réceptacles de verre ou d’ébène veillant à ta superbe sont réduits aux oubliettes. Sais-tu que chez nous le vin est féminin ? Sais-tu pourquoi j’aime autant les vins et la compagnie de Bacchus ? Sais-tu que depuis Novembre 2008 j’ai repris ma verve et mon verbe ? Sais-tu pourquoi je chérie les vers ? Oui grâce à eux j’ai donné ma langue aux chats des rimes. Par leur truchement j’ai su ré apprivoisé la langue de l’amour. Aimer la FEMME dans toute sa superbe. Aimer le vin dans toute sa splendeur féminine.
Je sais maintenant que sur un million de bouteilles et un million de femmes une seule tourne mal : mi-ange, mi-démon, vinaigre…Du 15 au 16 Juin je sais que tu ne sais rien. Je sais que sous le masque de l’ange se profile le visage hideux du démon. Je sais que sous le bouchon du noble vin réside le vinaigre.
Bénit soit le 26 Novembre 2008 date où Eros fût gâté et froissé. Ta défaite supposée victoire illumina ma splendeur, aiguisa ma verve…à deux doigts de ma faillite, je renaquis de mes cendres...phœnix des temps modernes, mon appréhension changea dés lors mon aube fade et incertaine en un ciel éclairé de mille soleils irisés de douces mélodies pour rythmer la félicité fulgurante et furtive de la tribu des amants heureux.
Hôtel val D’Anfa
Le 18 juin 2008
Rachid Daouani
© Rachid Daouani (Dépôt SGDL 06/2009)
12:08 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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20.06.2009
Fragment XXXXXXXIII
Non ! Une autre fois
Non !
Aucun deuil
N’entraverais mon élan
Aucune noirceur
N’entachera ma pureté
Je ne vacillerais pas
Devant l’atroce mort
Des amants
Je ne pleurerais pas
Le départ
Des amants
Je ne porterais pas
Le sombre du néant
Non ! Non ! Non !
Une autre fois
Oui !
Oui ! Pour une autre passion
Oui ! Pour un autre rêve
Sans fin ni trêve
Plus aucun
Sauf celui
De feu et de flammes
De la passion
Entre les ruelles
Dans les cafés
Dans les gares
Dans les allées
Sur les terrasses des gratte-ciel
Des buildings
Défiant le ciel
Envieux
De mon nouvel amour
Je lui dirais
Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime
Trois infinis
Je lui dirais
Je t’aime
Sur le lit chaud
De nos ébats
Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime !
Alors que nous couvre
L’ardeur de nos mots
Criés, chuchotés silencieux
D’ores et déjà
Pour que notre ciel
Soit éclairé
De l’unique
Etoile
Nous en sommes
Les créateurs
L’unique étoile
N’aura aucun dieu
Sauf celui de notre
Amour
Eternel
Unique
Et à lui nous appartenons
Notre amour
Ne dirait plus mots
Que par nos
Caresses tremblantes
Qui nous fondent
Nous fusionnent
Que par nos lèvres
Enflées à force de baisers
Comme nous somme différents !
Nous les amants
De l’espoir
Nous les amants
De l’eternel éphémère
Nous sommes
Les élus, les prophètes
De la première et dernière
Heure
Que d’océans
Que d’imaginaires
Que de géographies
Que de guerres
Nous avons traversés
Nous survolerons
Les divins firmaments
Que de nos corps
Nous écrivons
Rachid Daouani, Casablanca
Le 20 Juin 2009
لن مرة أخرى
لن أترك أي حداد يكبل انطلاقتي
لن أسمح لأي سواد أن يعكر صفائي
لن أبكي انصراف العشاق
لن أتزحزح أمام شراسة موت العشاق
لن أتدثر بلباس العدم الذي يقول لنا:
"هيا!أنا أنتظرك دوماً و أنت حي ميت
لن ولن مرة أخرى
أحلم حُلما آخر
بدون نهاية
سوى الذي يسمح
بالعشق في الزُّقاق
في المقاهي
ممرات الحدائق
بين مفترق العمارات
فوق سطوح الأبراج
التي تضاهي السماوات
البغيضة المغتبطة
من عشقي الجديد
سأقول لها:
أُحبك أُحبك أُحبك
ثلاثا لا منتهية
أقول لها:
أُحبك أُحبك أُحبك
و نحن على السرير الدفء
أُحبك أُحبك أُحبك
و نحن على
سخونة فراش الكلمات
التي صمتت مندئد
أحبك أحبك أحبك
كي تٌنار السماء بنجم ساطع
لن يكون للنجم إله و لا خالق
سوى الذي أجمعنا على إبتكاره
دوما
حبنا الدائم
الواحد الأحد
أُسكت حبنا عن الكلام
أُسكته باللمسات المرتعشة
التي تذوبنا
أُسكته بالشفاه المنتفخة
بقبلاتنا
فُكم نحن مميزون بأملنا
كم نحن مُختارون بعشقنا
كم نحن أُخر من زمن آخر
جنس ليس من فصيلة
جنس يرمق بزوغ الفجر
وعند مصب الليل
يغني على رفات السفن
جنسنا الأبدي
الدائم لا الزائل
منذ الأول يتحدى
الوجه الفارغ
للكهوف المشرعة
أمام إقفرار البشرية
المذلولة الباكية المستعطية
كم نحن مميزون
أهل العشق
الأبدي الدائم لا الزائل
كم عبرنا من خيال وبحار
….
سنحلِّق في ملكوت السماوات
التي...نكتب
رشيد دواني
20 يونيو 2009 الدارالبيضاء
16:24 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19.06.2009
Fragment XXXXXXXII
Faut-il en guérir?
Une blessure
Mal suturée
Vient d'être
Rouverte
Le mal gicle
Inonde l'être
Transperce la page
L’encre coagule
S’infecte à force
Passoire la tête
Va et vient
Les idées
Circulent
Le courant d’air
Les ballotent
Le corps gangrène
L’amour
Maladie
Fatalité
Faut-il
En guérir ?
Rachid Daouani
Casablanca le 19 Juin 2009
هل من دواء؟
لم
يندمل
الجرح
طعنة أخرى
كسابقتها
تفتق
العضال
تسرب
للكائن
تجاسر
ليدمي الصفحة
تخثر المداد
تعفن من
كثرة
اندحاره
انسحبت السماء
عن عرشها
سقطت
الرأس
أصبحت غربالا
سعيا
تعبرها الأفكار
مكر مفر
العشق
ينخر الذات
قدر أحمق
الخطى
علة
هل من
دواء؟
رشيد دواني
البيضاء 19يونيو 2009
22:24 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Fragment XXXXXXXI
Tu parlais de la mort
Tu vivais notre mort
Je te parle de la vie
Je t’écris la vie
Je m’en imprègne
Je la veux en moi
Couler dans mes veines
Traverser mes côtes
L’avoir au bout des doigts
Pour brosser une autre esquisse sur ton cœur
Et pour un amour à venir
Je renaîtrais de mes cendres
Je renierais ma foi
Mon passé et mon futur
Tel un phœnix
Je redéployerais mes ailes
Redresserais ma tête
Fixerais mon regard à l’horizon
Je te l’avais dit
Je ne capitule jamais
J’irais jusqu’au bout
J’aime la vie
Je suis la vie
J’écris la vie
Vendeur de rêves et de rires !
Dis-tu
Admettons !
J’aime la vie
Je suis la vie
J’écris la vie
La vie qui
attend au seuil de la porte
de mon cœur
Elle s’incruste en moi
Moi l’époux
Qui suis l’effacement des ses traces
Je suis la vie sur le sable de son écriture
Dans ses nuits torrides
Je suis à l’écoute de sa voix
Je me fais écho de sa voix
Je suis sa voix
La voix de sa voix
En moi, à moi, de moi
Je suis elle, elle est moi
Je fonds en elle, elle fond en moi
Nous nous divisons
Nous nous multiplions
Nous nous additionnons
L’un et l’autre
en et par un
pour n’être
qu’un
L’Un est l’autre,
Nous parlons une langue
Que je n’ai jamais apprise
Elle me fait danser sur une musique
D’un pays
Lointain que je n’ai
Jamais visité
« Mais, TU ES LA VIE ! »
M’a-t-on dit
Le jour de la création
« TU ES L’ORIGINE »
Le Cri d’avant la naissance
Le cri de la Fin
La Fin de toutes les fins
L’ineffable cri
De la re-naissance
Je dirais
Et
Ne
Cesserais de dire…. !
13:26 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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fragment XXXXXXX
Le ravissement
De ton jardin
Tu m’as exclu...
Calciné,
J’étais l’arbre
qui se consumait
à petit feu.
Il était l’arbre
qui me remplaçait.
Tu le regardais
Je me consumais.
De tes larmes,
de ravissement,
tu l’arrosais...
Je brulais.
Il grandissait
Je m’effondrais.
Il grandissait
je m’effritais.
Il grandissait
Je te voyais
le regarder.
Le cercle s’enfermait.
Je n’étais qu’une particule
au pied du haut mur
De mon achèvement.
Toujours dehors
je devenais minuscule
devant l’immensité du mur
qui grandissait entre moi
et le jardin.
Je m’éclipsais.
Devant ton ravissement
Je n’étais qu’absence
J’espérais ….
malgré ma petitesse
grandissante,
un regard,
le soupçon
d’un regard.
Je n’étais qu’ombre.
L’ombre
de mon ombre
L’ombre d’une
idée
L’ombre d’un fil
de fumée
qui…
s’évaporait
à force de regards...
regards où
j’étais
ni sujet
ni objet
où j’étais
rien
rien de rien
je n’étais plus
rien
je ne
suis plus
que la dernière particule
d’une cendre
de l’arbre consumé
la particule
qui a collé à tes souliers
à ton passage
sur moi
dans les bras de
l’autre arbre qui
pourtant rentrait
au loin
rejoindre son jardin
Que te reste t-il des deux arbres ?
Une particule collée à ton soulier
Et le mirage d’un arbre substitut
Qui ne sera jamais le tien
Crée en partie à Casablanca le 6 décembre 2008 repris le le 19 JUIN 2009
entre 4h et 6h30 du matin
12:57 Ecrit par danyrachid dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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